Plateforme de Marcoule

Le site est implanté sur la rive droite du Rhône, sur les communes gardoises de Chusclan et de Codolet. Le site couvre une surface totale d'environ 300  hectares dont 183 occupés par le CEA, le reste des surfaces appartenant aux entreprises MELOX et SOCODEI.

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Le Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies renouvelables

Le CEA, a fait de Marcoule son centre de référence pour les recherches sur le cycle du combustible nucléaire. Les activités du centre ont également pour ambition le développement du cycle du combustible des systèmes nucléaires du futur, la recherche en soutien des industriels et la maîtrise d’ouvrage d’un vaste programme de démantèlement des anciennes installations du site. 

Le CEA comprend deux Installations Nucléaires de Base (INB) : le réacteur de recherche PHENIX (INB 71) et les laboratoires ATALANTE de chimie en milieu radioactif (INB 148). Il comprend aussi une Installation Nucléaire de Base Secrète (INBS) avec 16 installations individuelles.

L’installation ATALANTE 

Elle regroupe dans une même installation, l’ensemble des moyens de recherche en chimie en milieu radioactif nécessaires aux études sur l’aval du cycle électronucléaire. 

Comptant près de 300 chercheurs, ATALANTE permet de conduire des recherches tant fondamentales qu’appliquées depuis les études de laboratoire de base jusqu’aux démonstrations préindustrielles.

Le réacteur PHENIX 

Mis en service en 1973, PHENIX est un prototype de la filière des réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium. Il a été utilisé comme démonstrateur de la filière des réacteurs à neutrons rapides au sodium puis comme réacteur expérimental d’irradiations dans le cadre de la première loi de 1991 sur la gestion des déchets radioactifs. Il a été ainsi démontré la faisabilité scientifique de la transmutation dans les réacteurs de ce type. A l’arrêt depuis 2009, il est actuellement en phase d’opérations préparatoires au démantèlement.

 

L’INBS du CEA est constituée de 16 installations individuelles :

 

Réacteur G1 – démantelé niveau 2 de l’AIEA

Réacteurs G2 et G3 – démantelés niveau 2 AIEA

Dégainage Mécanique G1 – opérations d’assainissement et de CDE

Dégainage et MAR 400 – opérations de CDE et d’assainissement

Usine UP1 – opérations de CDE et d’assainissement

Usine UP1 – opérations de CDE et d’assainissement

Atelier de Vitrification de Marcoule (AVM) - en production

Réacteurs Célestin – à l’arrêt

Atelier Tritium de Marcoule (ATM) – à l’arrêt

Installation de Surveillance des Assemblages irradiés (ISAI) – en production

Station de Traitement des Effluents Liquides (STEL) – en production

Entreposage Intermédiaire Polyvalent (EIP) – en production

Laboratoire – en production

Conditionnement des Déchets Solides (CDS) – en production

Entreposage et Conditionnement des Déchets Alpha (IECDA) – en production

Atelier de Décontamination des matériels (ADM) – en production

ORANO MELOX 

L’usine ORANO Mélox fabrique des assemblages de combustibles recyclés appelés MOX (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium) utilisés dans les réacteurs à eau sous pression (REP) et eau bouillante (REB) des centrales nucléaires de différents pays, actuellement pour la France.

 

Prés de 1000 personnes participent aux activités du site et 700 sont directement employées par ORANO.

Depuis son démarrage en 1995, MELOX a produit plus de 2600 tonnes.

En France 10% de l’électricité nucléaire est aujourd’hui produite grâce au combustible MOX.

Le recyclage du plutonium dans le combustible MOX présente plusieurs avantages : 

 

  • 1 g de plutonium fournit autant d’énergie qu’1 tonne de pétrole,

  • les quantités de plutonium produites par les réacteurs des centrales Moxées sont réduites : un réacteur fonctionnant avec 30% de combustibles MOX consomme autant de plutonium qu’il en produit (stabilisation des stocks de Pu),

  • comparé à la voie de stockage direct des combustibles usés, le traitement des combustibles usés et la valorisation des matières recyclables permettent de réduire le volume des déchets radioactifs d’un facteur 5 et leur radiotoxicité d’un facteur 10.

SOCODEI

L’installation CENTRACO exploitée par SOCODEI depuis 1999 est située sur le site de Marcoule sur la commune de Codolet.

CENTRACO traite principalement les déchets radioactifs de type TFA et FA, c’est-à-dire de très faible ou faible radioactivité et de courte durée de vie (leur radioactivité diminue de moitié en 30 ans). Ils représentent moins de 1% de la radioactivité mais plus de 96% du volume de l’ensemble des déchets radioactifs.

Après traitement des déchets à CENTRACO les résidus sont conditionnés avant d’être acheminés vers les centres de l’ANDRA.

L’installation est constituée de deux unités

  • une Unité d’Incinération

Cette unité traite les déchets Solides Incinérables (DSI) : tenues des personnels, déchets de maintenance (vinyle, chiffons ..) et ceux issus de la médecine nucléaire et des laboratoires ..

Elle traite aussi les déchets Liquides Incinérables (DLI) : effluents liquides (huiles, solvants..), résines, boues, et ceux issus de la médecine nucléaire et des laboratoires.

  • une Unité de Fusion

Cette unité traite les déchets Métalliques (DM) ; structures métalliques, pompes, vannes et des métaux non ferreux issus des opérations de maintenance et de démantèlement des installations nucléaires.

 

SYNERGYHEALTH

L’installation GAMMATEC est la deuxième unité de Synergyhealth et est installée sur la commune de Chusclan.

L’INB GAMMATEC est exploitée par la société SYNERGYHEALTH qui propose aux entreprises un traitement par ionisation (source 60Co) de différents produits pour les hôpitaux (seringues, articles médicochirurgicaux …). Ce traitement par ionisation permet d’aseptiser, stériliser et améliorer les performances des matériaux sans additif chimiques.

L’installation a ouvert ses portes en 2014 et emploie aujourd’hui 10 personnes.​